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Photos JPh. Boillet |
Sainte-(Marie)Madeleine Elle figure dans les quatre évangiles comme une des compagne les plus dévouée du Christ. L'art la représente les cheveux défaits et portant un vase d'onguent. Saint-Sébastien Il était officier romain sous Dioclétien. Lorsqu'on découvrit qu'il était chrétien, il fut ligoté à un arbre, percé de flèches et enfin tué par bastonnade. |
Description de l'édifice (d'aprés J. RAUNET 1982 et JP. BOILLET 2001)
C'est par l'abside que l'on découvre ce petit monument. Ronde, elle évoque les églises romanes. Mais elle est ornée d'une moulure et de modillons gothiques, sauf 2 têtes effacées. Il peut y avoir deux explications à celà : ou bien il y a eu une abside romane qui a été remaniée par la suite - ou bien il s'agit d'un édifice de transition, ce qui parait le plus plausible.Et ceci d'autant plus que le portail Ouest indique lui aussi une fusion des influences romanes (formes) et gothique (moulures et décor). Le profil de la corniche du portail, s'applatissant à l'horizontal (voir photo du détail), est un exemple emprunté à "l'école provençale".
Détail du portail
Le clocher
Quant au clocher, ses ouvertures en arc brisé simple suggèrent le XIIe siècle. Sa position latérale est intéressante car elle appartient certainement au plan initial puisqu'il apparait cotemporain de l'abside et du portail.
Description de l'intérieur
L'intérieur a subi de nombreux remaniements : les deux travées qui précèdent l'abside sont rythmées par 1 colonne + 2 colonnettes de part et d'autre qui reposent sur une base composée de tores avec crochet. Les chapiteaux au feuillage stylisé : chardons ou plantes à feuillage frisé, correspondent à la transition romano-gothique du début du XIIe siècle.
La voûte s'est effondrée (peut-être pendant la guerre de Cent Ans), en laissant des départs de nervure en boudin, trace certaine de belles voûtes sur nervures. Les murs de ces deux travées sont soulignés par des arcs qui reprenaient les remplissages de ces voûtes (compartiments).
Chapiteau
Base de colonne
Un énorme arc doubleau, de style roman tardif (début XIIe) barre la nef au niveau du clocher. Rien ne permet de justifier ni sa présence, ni sa forme, sinon l'hypothèse bien fragile qu'il serait la survivance d'un édifice antérieur, dont l'abside serait un second témoin : nous signalions plus haut que son plan est roman mais que le décor à la base du toit est gothique. Le remaniement de l'église et la surélévation de l'abside correspondent aux nouvelles voûtes gothiques. Cet arc doubleau serait de peu antérieur (au maximum 1 siècle) au reste. Il porte de chaque côté un départ de nervures en boudin simple qui confirme de nouveau les voûtes.
La travée Ouest est couverte d'un simple plafond plat. La fenêtre Nord a été murée. Les combles sont aujourd'hui apparents à défaut de voûtes. Les entraits et poinçons de la charpente sont sculptés. Un lambrissage en planches rainés couvre l'intérieur de la voûte. Les chanfreins des fenêtres côté Sud peuvent indiquer une période qui va du XVe au XVIIe siècle, et en tout état de cause elles n'ont pas l'allure caractéristique des fenêtres du XIIe siècle (étroites et à bord droit), ce qui est le cas pour les ouvertures du clocher.
Une petite chapelle de style Renaissance a été aménagée dans la base du clocher. Elle doit dater du XIXe siècle comme la sacristie et a obligé à aménager un accès extérieur au clocher.
L'histoire de ce monument est complexe et nous échappe en partie. C'est un témoin intéressant de la mise en place du gothique avec de belles voûtes à nervures (qui devaient être superbes) et une abside remarquable dans la région.
Epitaphe
Dalle au sol de l'autel
Les curés de Césarville
... ... ... 1792 - 1802 Prêtres assermentés non reconnus par l'Eglise, Prêtres insermentés, arrêtés ou émigrés . 1802 - 1804 MALIVOIRE ou MALIVOR Pierre-Antoine curé de Césarville 1804 - 1811 USORDIER ou BORDIER Jean-André curé de Césarville 1811 - 1818 DUFFAY Jean curé de Césarville 1818 - 1825 WALLON ou VALLON Jean-Baptiste curé de Césarville 1825 TRéZIN Pierre Patrice curé d'Engenville 1825 - 1826 GOGIN Louis-Auguste curé de Césarville 1826 - 1830 MOULIéRA Baptiste-Louis curé de Césarville 1830 - 1852 HULOT Vrain Gabriel Anselme curé de Césarville 1853 - 1857 MERCIER Prosper-François curé de Césarville 1857 DESFORGES Jules Alphonse Félix curé de Césarville 1857 - 1866 THOINARD Constantin curé de Césarville 1866 - 1877 VAUTHIER Nicolas curé de Césarville 1877 - 1879 LéGER Emmanuel curé de Césarville 1879 - 1881 BRéCY Eugène curé de Césarville 1881 - 1898 FORTIN Auguste curé d'Engenville 1898 - 1919 PAYEN Alfred curé d'Engenville 1919 - 1920 GILBERT Jules et BOURGEON désservant curé de Mainvilliers 1920 - 1950 CHATELAIN Paul curé d'Engenville 1951 - 1958 RICHAUD Jacques curé d'Engenville 1958 - 1960 PERNOT Pierre curé de Mainvilliers 1960 - 1965 HY Pierre curé d'Engenville 1965 - 1986
1962 - 1986
RICHAUD François
MEUILLET Roger (en assisance du père RICHAUD)
curé de Ramoulu
vicaire épiscopal, prélat de Sa Sainteté, consulteur pontifical...
1986 - 1992 BARRAULT Michel curé de Ramoulu 1992 - 1995 GROSSIN Philippe curé de Pithiviers 1995... MARS Alain curé de Pithiviers